Qu’est-ce que la boulimie et l’hyperphagie ?

La boulimie vient du grec « faim de boeuf » ; l’hyperphagie, est le fait de trop manger.

Toutes deux font partie des troubles du comportement alimentaire (au même titre que l’anorexie mentale, l’orthorexie…).

Quel traitement est efficace pour enfin guérir de la boulimie ou de l’hyperphagie ?

Ce sont des maladies qui représentent une grande souffrance. De l’extérieur, on pourrait croire que les personnes qui en sont atteintes manquent de volonté, qu’il leur suffirait de manger moins et mieux.

Cet article participe à l'évènement inter blogueurs du blog Desanorexie, sur le thème "Meilleure technique douce pour contrer un trouble du comportement alimentaire". En complément je t'invite à lire l'article "Comment le yoga aide à sortir d'un trouble du comportement alimentaire ?".

Alors que c’est justement cette pression qu’elles se mettent à  elles-mêmes concernant l’alimentation et le poids, qui les a conduites en premier lieu dans cet enfer des compulsions alimentaires !

Sans restriction, pas de compulsion.

La restriction débute par l‘envie de perdre du poids, souvent un régime minceur. Il y a donc une restriction physique réelle, de plus ou moins longue durée. Souvent répétée, avec l’effet yoyo qu’on connaît.

Pour l’hyperphagie, la restriction peut être seulement émotionnelle : c’est-à -dire que la personne raisonne en terme de « bons » ou « mauvais » aliments. Ou encore « interdits » versus « autorisés ».

Que se passe-t-il si on dit à un enfant : surtout n’ouvre pas cette porte ? Il va s’empresser d’aller voir en cachette ce qui se trouve derrière !

Que se passe-t-il si on s’interdit de manger du chocolat, en pensant que ça fait grossir ? On va devenir obsédé par l’idée d’en manger, puis craquer sur la tablette entière ! Il y aura cette urgence, ce besoin de manger pour se remplir, sans ressentir aucune faim physique.

Pour la boulimie, la compulsion sera suivie d’un comportement compensatoire. La personne culpabilise, se sent mal, nulle… est terrorisée à l’idée de grossir. Alors elle met tout en oeuvre pour chercher à  éliminer ces excès de calories ( parfois l’équivalent de plusieurs jours de repas en une seule prise, en seulement quelques heures !).

La personne boulimique a donc souvent un IMC (indice de masse corporelle) dans la moyenne, ce qui rend le diagnostic clinique plus difficile à établir. C’est à la personne de faire la démarche de consulter un expert pour se faire aider. Parfois, les proches tirent la sonnette d’alarme mais se retrouvent aussi désemparés et ne savent pas comment réagir !

 

Le mécanisme d’une crise de boulimie

Il faut savoir que les compulsions ont lieu pour des aliments gras, sucrés ou salés... et quand ce n’est pas possible, la personne est capable de dévorer ce qu’elle peut, même des aliments à peine décongelés, à cause du sentiment d’urgence qui pousse à se remplir. Inutile de préciser le sentiment de honte qui en découle ! La compulsion se déroule en cachette, sur une courte période et de façon mécanique. On débranche le cerveau pour passer en pilote automatique, se remplir jusqu’à  n’en plus pouvoir. Ces épisodes boulimiques ont lieu au moins une fois par semaine pendant trois mois minimum, parfois jusqu’à  plusieurs fois par jour.

Le cerveau secrète de la dopamine, une hormone de plaisir et de récompense qui agit comme une drogue lors des crises de boulimie. C’est pourquoi la personne a cette perte de contrôle vis à vis de l’alimentation. C’est devenu son moyen de « gérer » ses émotions et contrariétés. Mais au lieu de les régler, cela crée d’autres problèmes, entretenant ainsi l’enfer du cercle vicieux. Les signaux de faim et de satiété se dérèglent.

L’hyperphagique va se sentir nauséeux, mal physiquement et moralement mais n’aura pas de comportement compensatoire. Il s’en suit à terme une prise de poids, jusqu’à  l’obésité morbide et les risques pour la santé qu’on connaît (diabiète, cholestérol, maladies cardiaques…).

Le boulimique va trouver un ou plusieurs stratagèmes pour évacuer, compenser. Se faire vomir, prendre des laxatifs, jeûner ou se restreindre les repas suivants ou encore faire du sport à outrance. Cela peut être très dangereux ! D’où l’importance d’une prise en charge pluridisciplinaire (penser au dentiste, notamment dans le cas de vomissements…).

Découvre dans cet article si tu es Addict au sport.

Les conséquences de la boulimie et de l’hyperphagie

Au-delà  des conséquences sur la santé, ces troubles qui peuvent durer de longues années ont un impact sur :

  • la vie sociale : les fêtes, anniversaires, sorties au restaurant deviennent une torture ! Les crises peuvent avoir lieu tous les jours (jusqu’à  plusieurs fois par jour) et perturbent donc l’équilibre des repas. La personne n’a plus faim, ou plus envie de manger par peur de grossir, pour compenser… Et cela entraîne un isolement social avec l’évitement des repas en commun. Les troubles du comportement alimentaires peuvent aussi être liés avec le stress, l’anxiété voire même la dépression jusqu’à des tentatives de suicide dans le pire des cas.
  • l’estime de soi, la confiance en soi : ces maladies sont taboues, la personne ne comprend pas ce qui lui arrive et se sent nulle. Elle peut avoir l’impression de manquer de volonté, et se juger durement. Si elle a le courage d’en parler à  un proche, elle risque de se sentir jugée et encore plus désemparée. La personne se sent mal dans sa peau, n’aime pas sa silhouette, développe ou entretient des complexes physiques. Elle peut même s’empêcher de vivre des expériences plaisantes à cause de son poids ou sa mauvaise image de soi !

Il est d’autant plus important d’agir vite, pour éviter que le trouble devienne chronique.

 

Quels traitements pour la boulimie / hyperphagie ?

Et même les professionnels de santé ne sont pas toujours sensibilisés à ces troubles du comportement alimentaire. D’où l’importance de tâtonner, tester plusieurs approches, garder confiance en soi et s’accrocher à l’envie de guérir.

Une prise en charge pluridisciplinaire est toujours préférable.

La guérison définitive est un long chemin, c’est normal d’avoir des rechutes, puis des phases de répit, puis des rechutes… Et c’est possible d’en guérir pour retrouver cette liberté vis à vis de l’alimentation, cette joie de vivre et cet espace mental où les pensées peuvent aller vers autre chose que « j’ai trop mangé » ou « quelle sera ma prochaine crise ? ».

Pour en savoir plus sur les différents traitements, je t’invite à  consulter l’article : « comment ne plus avoir de crises de boulimie ».

Lorsqu’on pense à un traitement pour la boulimie et l’hyperphagie, ce qui peut venir en premier à l’esprit est

  • consulter un médecin généraliste
  • un psychologue ou psychiatre
  • diététicien / nutritionniste qui pourra guider vers un rééquilibrage alimentaire.
  • recourir à des méthodes douces comme l’hypnose

Tout cela peut être utile, ou pas, selon la personne qui consulte et la personne qui reçoit. Attention à ne pas repartir sur un régime alimentaire restrictif ! Cela entretient le cercle vicieux de la pathologie.

A l’inverse, il faut apprendre à apprécier chaque bouchée. Manger en pleine conscience, en savourant le goût, l’odeur, la texture des aliments. Décider de mettre de côté la culpabilité et la honte. Le but des compulsions alimentaires est de s’apaiser, trouver du réconfort. Sauf que la culpabilité entrave le plaisir et le réconfort ! On peut se tourner du côté de lalimentation intuitive et/ ou des thérapies cognitivo-comportementales (TCC), méthodes douces efficaces…

Alors, vu qu’on n’arrive pas à maîtriser, autant accepter et même profiter… ainsi, les épisodes boulimiques vont s’estomper avec le sentiment de culpabilité.

Il faut garder en tête que l’alimentation émotionnelle est normale ! C’est lorsqu’on cherche à s’en priver et qu’on culpabilise, que ça devient problématique.

Un traitement auquel on pense moins souvent, et qui est pourtant celui qui m’a aidée à guérir des compulsions alimentaires après plus de dix ans, c’est… le coaching de vie.

Le coaching de vie

Qu’est-ce que le coaching de vie ?

D’après Wikipédia, un traitement médical ou thérapeutique est un ensemble de mesures appliquées par un professionnel de la santé à une personne vis-à -vis d’une maladie, afin de l’aider à en guérir, de soulager ses symptômes, ou encore d’en prévenir l’apparition.

Le coaching de vie (aussi appelé coaching en développement personnel) est un traitement non médical, dans la mesure où le coach n’est bien sûr pas médecin. De plus, c’est une profession non réglementée : aucun diplôme n’est requis pour poser sa plaque de coach de vie sur sa porte.

D’où l’importance de bien choisir à qui l’on s’adresse. Les coachs en « TCA recovery » fleurissent sur les réseaux, forts de leur propre guérison.

Certes, c’est un point positif dans le sens où ces personnes comprendront mieux leur client sans le juger.

Mais, cela ne suffit pas : si le coach n’a pas fait une thérapie ou pris le recul nécessaire, il risque de projeter sur son client son propre vécu.

De plus, le coaching demande des compétences humaines : écoute, bienveillance… mais aussi des compétences techniques : hypnose, PNL, analyse transactionnelle ou tout autre outil au nom souvent barbare.

Cela afin d’amener le client (et non patient, puisque je le rappelle, nous ne sommes pas dans le domaine médical) d’un point A à un point B.

L’idée étant d’amener la personne à se réconcilier avec son corps, apprivoiser ses émotions, arrêter de penser en « tout ou rien » (le fameux « foutu pour foutu », quand on entame un paquet de gâteaux).

Le coaching peut se faire en présentiel ou à distance, de façon individuelle ou en groupe

Retrouve ici ma vidéo :  bien choisir ton coach et les 5 erreurs à éviter.

Pourquoi le coaching est efficace dans le cadre des TCA ?

L’intérêt du coaching, c’est de se concentrer sur le présent et l’avenir, la résolution du problème de manière concrète et rapide. Contrairement à une psychanalyse où on peut passer des années sur le divan à parler de son histoire familiale, dénouer des noeuds sans forcément aller mieux sur le plan de la boulimie ou de l’hyperphagie.

La première séance sert à dresser un bilan : qu’est-ce qui vous amène à  consulter ? Qu’est-ce qui se passe si cela reste tel quel dans 1 an, 5 ans, 10 ans ? Qu’est-ce qui vous empêche d’aller mieux à aujourd’hui ?

Quel objectif concret et réaliste souhaitez-vous définir pour les X prochaines séances ?

Le coach doit être à  l’écoute, mais aussi savoir poser les bonnes questions, sans complaisance. Des questions qui peuvent chambouler, créer un déclic et une nouvelle façon de percevoir les choses…pour induire un changement de comportement !

Ensuite, viendront les exercices. Souvent je fais travailler mes clientes sur les aliments qu’elles considèrent comme malsains. Cela prend du temps de dédiaboliser, mais c’est un travail indispensable. De même, il est nécessaire de travailler sur la peur de grossir. Parfois même, dans le processus de guérison il se peut qu’il y ait une prise de poids – temporaire.

Le fait de payer la séance de coaching représente un engagement et un facteur qui favorisera l’application des exercices proposés, et donc, le succès sur le chemin de la guérison,.

La motivation du coaché doit être claire : prioriser la guérison à  la perte de poids. Souvent, l’impression d’avoir tout essayé : régimes, sport… et comprendre qu’il faut remonter au niveau des pensées pour avoir des résultats durables. Changer les actions ne suffit pas, car l’inconscient nous gouverne tel la face immergée de l’iceberg.

Au fur et à mesure, le coaching permettra de prendre conscience que la solution est là , en soi. En changeant de perspective, en s’entraînant à manger avec plaisir et sans culpabilité, les crises deviennent des festins, puis s’estompent… jusqu’à  pouvoir manger de tout, à sa faim, sans avoir besoin de faire preuve de volonté pour s’arrêter de manger !

Pour en savoir plus sur mon offre coaching, rendez-vous sur la page « Coach de vie ».

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Image : Canva
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